A la sortie des cours le vendredi 8 juin, après avoir lutté pour trouver un taxi me servant à la fois pour m’emmener à l’aéroport ainsi qu’à passer un entretien téléphonique pour ma césure chez Orange (un grand moment…), j’arrive enfin à l’embarquement.
J’y retrouve mon comparse direction le Cambodge et sa capitale, Phnom Penh. Compagnie aérienne très modeste mais le voyage s’est très bien passé.
Arrivé à PP, mission taxi pour rejoindre un lac autour duquel nous attendait les guest house. Première mauvaise expérience avec les « autochtones » car ce petit malin de chauffeur a préféré nous emmener dans un hôtel miteux dont le propriétaire était surement un ami. Après une petite engueulade, il décide de nous emmener vers ce fameux lac. Il nous dépose à un endroit perdu mais bon…
Nous cherchons donc cette guest house sous les regards curieux des locaux. Après quelques minutes de marche, un petit homme nous interpelle et nous attire dans sa guest house. La rue est très glauque et la guest ne donne guère envie : deuxième traquenard ???
Du tout car en commençant à entrer, on y découvre un lieu charmant, envoûtant et le clou du spectacle est notre arrivée sur la terrasse de la guest qui fait que nous acceptons sans hésiter de passer nos deux jours ici. Tout est en bois, la guest donne sur un immense lac, la terrasse est sur pilotis…un charme fou. Vient le moment des chambres…

Bon sur ce point, rien d’exceptionnel, deux petits lits, un petit ventilo rotatif, un lieu assez sale mais bon n’est pas aventurier qui veut ! Les sacs posés, nous nous dirigeons illico sur la terrasse pour boire notre petite binouse, une Angkor beer et savourer notre premier diner local. Nous faisons plus ample connaissance avec l’homme qui nous avait interpellé. Pen Pen de son prénom est adorable, très intéressant pour nous parler de son pays, de sa vie, du génocide, de la ville…Il est devenu le lendemain notre guide pour visiter la capitale en tuk-tuk.

Là-bas pour circuler c’est un peu la guerre, il y a bcp de motos qui ne respectent rien. Donc petit tour en tuk-tuk pour visiter le palais royal et des choses moins fun comme un vieux lycée que les khmers rouges avaient transformés en prison et lieu de torture pendant le génocide. Toujours dans le même contexte, Pen Pen nous a emmené dans la campagne nous montrer l’endroit où les khmers assassinaient des milliers de cambodgiens: the Killing Field. Un monument au mort est d’ailleurs construit dans cette zone.

Petit résumé, dans les années 70, de nombreuses personnes sous la direction de Pol pote font régner la terreur pendant plusieurs années pour mettre en place une révolution communiste stupide dont le seul résultat aura été de faire disparaître 1 à 3 millions de cambodgiens, de piller les monuments nationaux et de couper totalement le pays du reste du monde. C’est pour cela que là-bas, la population est très jeune car une bonne partie d’entre elle fut décimée durant ce régime génocidaire.
Malgré ce passé terrible, nous avons trouvé au Cambodge une population très accueillante, souriante et serviable. Deuxième soir à la guest house, à boire des bières, regarder des films, jouer au billard, discuter avec des étrangers…
Mais laisser moi expliquer le concept de ces guest houses : c’est un mixte entre hôtel et maisons d’hôtes, caractérisé par un charme fou, des gens très serviables et des chambres de très mauvaises qualité, le tout pour un prix dérisoire. Mais l’état de la chambre, sa saleté, et surtout ses beaux cafards énormes (à voir la bataille de Thibaut contre un cafard en vidéo)sont largement compensés par le charme, l’âme qu’il en dégage, les histoires et les rencontres. C’est un concept vraiment génial. Le principe des consommations est lui aussi marrant : tout ce que l’on veut, on se sert et on le marque sur un petit carnet. En plus les plats et la qualité du servie sont vraiment de bonne qualité. Toutes les nationalités s’y retrouvent et souvent, ceux qu’on a vu dans une guest auparavant, on les revoit ailleurs dans une autre guest house.
Le lendemain, rebelote, petit tour en tuk-tuk pour faire les marchés, et des monuments publics.

La capitale n’est pas très intéressante en elle-même, il n’y a, je pense, pas bcp de choses à y faire d’où la courte durée de notre passage. On restait aussi un peu de temps à la guest house pour siester car nos réveils étaient très matinaux et la chaleur fatiguante. On est donc resté à PP seulement deux jours mais bon. On y a fait le tour.
La suite valait trop le coup pour s’y attarder car le lendemain matin, à savoir lundi main, nous partions pour Siem Reap et ses temples…









